Après Washington qui débranche Fable, Paris débranche Palantir.
Vendredi soir, Washington coupait l’accès aux modèles les plus puissants d’Anthropic pour tous les ressortissants étrangers.
Ce mardi, Sébastien Lecornu annonce que la DGSI met fin à sa collaboration avec Palantir au profit de ChapsVision, éditeur français, 6 mois seulement après le renouvellement du contrat pour 3 ans avec la firme américaine.
Quatre jours entre l’incident et la décision. Le wake up call aura été rapide.
La coïncidence est amusante : hier matin, je publiais un article sur Peter Thiel dans la gouvernance de l’IA mondiale, et questionnais le choix de Palantir pour la sécurité intérieure…
ChapsVision, c’est quoi ? Un éditeur français qui traite de grands volumes de données en temps réel, avec une architecture conçue pour la souveraineté : données hébergées en France, contrôle total, aucune dépendance à un fournisseur étranger. Il a déjà remporté le marché du big data à la DGSI face à une joint-venture Thales-Atos. Ce n’est pas un pari sur le futur. C’est un acteur opérationnel.
Une nuance importante : Palantir affirme que son contrat reste “pleinement en vigueur”, et la transition prendra plusieurs années. Ce n’est pas un débranchement immédiat.
Mais une direction formulée clairement par le Premier ministre : “Nous ne pouvons pas accepter de nouvelles dépendances stratégiques dans le domaine numérique.”
C’est exactement la question que je posais ce mardi matin. Et c’est peut-être la première réponse concrète.
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