« Il ne peut y avoir de victoire collective sans
#stratégie collective et poursuite de l’intérêt général et cela afin d’améliorer
les conditions de vie matérielle et morale des populations. »
« L’histoire
a démontré que, hors cas exceptionnel, les forteresses inexpugnables
n’étaient pas le gros de l’espèce. Rester en position défensive n’est
pas la meilleure des stratégies pour gagner ! (…) Pourtant en
#france, l’accent est davantage mis sur l’aspect défensif et sur la
#protection. Du reste dans les services de l’État, le terme utilisé est celui de
#sécurité économique. Très peu, voire pas, celui de
#guerreéconomique. (…) La question qui se pose est donc : le gouvernement accepte-t-il les stratégies de conquête économique ?
Les faits tendent à montrer qu’au sommet de l’État, le passage à l’
#offensive économique n’est pas à l’ordre du jour. »
« À la distinction temps de paix/temps de guerre, nous opposons la notion de continuation de la
#compétition économique sous toutes ses formes – ce que nous appelons guerre
économique. Ainsi à l’opposition classique alliés/adversaires, nous
ajoutons les catégories de concurrents, de compétiteurs et de rivaux.
Des alliés sur le plan militaire peuvent aussi se mener une guerre
économique. J’utilise le terme de guerre car il s’agit de conflit dans
lesquels les États interviennent directement (en fournissant des
informations récoltées par leurs services, en faisant pression sur
certains des acteurs etc.) ou indirectement (en favorisant la
présentation positive de leurs #entreprises
à l’étranger, en portant un narratif sur la qualité des produits du
pays etc.). La guerre économique est une réalité devenue permanente, la
guerre cinétique ou militaire un pic d’affrontement. »
« Ursula von der Leyen a déclaré le 13 septembre : « Notre #industrie
et nos entreprises technologiques aiment la concurrence. Elles savent
que la concurrence mondiale est bonne pour les affaires ». Ce discours
est symptomatique de la conception européenne des rapports mondiaux : le
libre #commerce
apporte la paix et la prospérité et les entreprises européennes gagnent
des marchés. Ce discours masque une réalité de concurrence interne très
vive au sein de l’#ue
et des pratiques de guerre économique intérieure – ce qui relève d’un
tabou majeur. L’exemple récent de la tarification de l’électricité
démontre que des pays membres de l’Union peuvent poursuivre des intérêts
nationaux contradictoires. »
Passionnant entretien de Arnaud de Morgny pour Marianne.
https://www.marianne.net/agora..../entretiens-et-debat